FFESSM : Une nouvelle licence « compétiteur » à 20 € de plus, est-ce la fin du sport pour toutses ?

Lors du comité directeur national de février 2026, la FFESSM a acté à l’unanimité la création d’une licence « compétiteur ». En plus de la licence classique, les athlètes souhaitant participer à des compétitions devront s’acquitter d’un surcoût d’environ 20 €. Si l’objectif affiché est de « rééquilibrer les revenus » face à un sport qui génère moins de certifications, cette décision pourrait soulever de nombreuses questions et frustrations chez les pratiquants.

Cela impacte toutes les disciplines proposant des compétition, non seulement la Plongée Sportive en Piscine que j’apprécie particulièrement, mais aussi la Nage avec Palmes, la Nage en Eau Vives, le Hockey subaquatique, l’Apnée, et potentiellement même la photographie sous marine

Une barrière financière dans un contexte difficile 

La justification officielle parle de quantifier le nombre de compétiteurs et d’équilibrer les finances. Pourtant, appliquer un surcoût fixe, qu’on participe à une ou vingt compétitions dans l’année, risque de pénaliser lourdement les athlètes. Dans un contexte économique où les fins de mois sont de plus en plus compliquées pour la personne moyenne, ajouter une barrière financière à la pratique sportive semble contre-intuitif.

  • Risque pour les petits clubs : Si les gros clubs pourront peut-être prendre en charge ce coût supplémentaire pour continuer à promouvoir leur athlète qui leur apporte de la visibilité ou utiliser leur résultat pour trouver des sponsors, les structures plus petites risquent de voir leurs athlètes abandonner la compétition.
  • Disparition de certains événements du calendrier faute de participants: le coût de cette licence correspond aux frais d’inscription à une compétition de PSP par exemple. Je peux imaginer la configuration ou pour diminuer l’impact financier, les clubs vont choisir de ne plus participer à autant de compétition, et certains évènements moins stratégiques ou plus éloignés ne verront plus autant de compétiteurs, voire même devront être déprogrammés du fait du manque de compétiteur face au coût de location des locaux.
  • Risque pour le développement de la pratique: cette année j’ai eu l’occasion d’accompagner la référente PSP du codep 69 dans différents événements de promotions de la pratique dans les clubs du département dans le but de populariser cette discipline. La compétition locale de Saint Priest a permis à ces clubs d’appliquer ce qu’ils avaient vu lors de leur initiation. Avec ce coût supplémentaire à l’entrée, ces évènements ne seront plus faisables.
  • Impact démographique : Alors que ces dernières années la fédération cherchait à rajeunir et féminiser la pratique, cette mesure pourrait avoir l’effet inverse en décourageant les nouvelles vocations dans des disciplines déjà peu pratiquées.C’est fort dommage car certaines disciplines comme la PSP permettaient à des plongeur.euses n’ayant pas de niveau a passer dans l’année de continuer à pratiquer et à se maintenir en bonne condition physique.
Extrait de la page d’accueil du site de la PSP (www.psp.ffessm.fr)

D’ailleurs, si le coût de la licence classique est modulé en fonction de l’âge, il n’y a pas de notion de réduction en fonction de l’âge mentionné dans le procès-verbal pour la nouvelle licence supplémentaire.

Deux vitesses dans les clubs : compétiteurs vs pratiquants « loisir » 

Cette nouvelle licence crée une distinction financière qui pourrait engendrer des tensions au sein des clubs.

  • Frustration des compétiteurs : Ayant payé un supplément, certains pourraient estimer mériter un entraînement privilégié ou une attention particulière. Cela va être compliqué à mettre en place pour les coachs qui ne sont pas forcément équipés en termes de pédagogie ou de matériel.
  • Clivage : Cela risque de creuser un fossé entre ceux qui sont là pour la performance et ceux qui sont là « juste pour le fun », nuisant à la cohésion qui fait la force du sport associatif.
  • Perte de participation aux compétitions locales. Les participants qui font le sport pour fun participaient souvent aux compétitions locales, c’était pour eux l’occasion de mettre le pied dans le monde un peu impressionnant de la compétition. Avec une barrière d’entrée à 20€, ces derniers seront moins enclins à participer aux compétition de leur propre club.

Un manque de contreparties et de communication 

Le point le plus frustrant pour moi réside dans l’absence de contrepartie visible pour les athlètes. Jusqu’à présent, le coût de la licence inclut la possibilité de concourir. Aujourd’hui, on nous demande plus sans offrir de service supplémentaire.

Des alternatives me semblent pourtant possibles:

Si le problème est la quantité de cartes à 16€ délivrées, il pourrait être intéressant d’ouvrir plus de places aux formations d’arbitres, de juges ou d’entraîneurs. Ajuster les prérequis d’entrée à ces formations comme ce qui a été fait pour l’animateur NEV ou faire des formations à distance pour les arbitres. 

Pourquoi ne pas proposer une participation forfaitaire de 2€ à chaque compétition reversée directement à la FFESSM, de cette manière chaque compétiteur payé au pro rata de sa participation à l’année et pas seulement une seule fois. 

Toutes ces propositions auraient pu générer des revenus sans pénaliser directement la participation aux événements. 

Quant à l’idée de mieux quantifier le nombre de compétiteurs.ice, qui est bonne, il pourrait être imaginé de mettre en place une plateforme centralisant les résultats, en listant les personnes participant aux compétitions avec leur numéro de licence, un peu comme ce qui est fait pour le TIV.

Actuellement, la communication autour de cette décision semble axée uniquement sur la recherche de capital, ce qui rend la tâche difficile pour les présidents de club et les coachs qui doivent relayer l’information.

Appliquer un surcoût de près de 40 % à une partie représentant 20% des adhérents sans justification claire ni contrepartie est une décision risquée. Il est crucial que la FFESSM communique rapidement et de manière transparente sur les raisons réelles de ce choix et sur l’utilisation de ces fonds. Je vous invite à en discuter avec vos présidents de club et de commission pour ouvrir le débat. 

L’avenir de la compétition à la FFESSM se joue maintenant, et il est important que la voix des athlètes soit entendue avant la rentrée 2026.

Je vous met le lien vers le PV du comité directeur juste après, n’hésitez pas à me donner votre avis et me dire à quel point ça va impacter votre saison 2026-2027 dans les commentaires:

Tous les PV: PV – Comité Directeur National | FFESSM

PV-CDN-FEVRIER 2026 – OK

PADI ou SSI: quelle école de plongée choisir?

 

Il existe un grand nombre d’écoles de plongée et en tant que débutant il peut être rapidement difficile de comprendre quelle école de plongée vous correspond le mieux.

Je vais parler de Padi SSI car ce sont celles avec lesquelles j’ai eu l’occasion de travailler mais il existe une grande variété d’autres écoles de plongées (SDI, TDI, DDIVERS) et de la fédération locale (CMAS, FFESSM…)

 

Vous préférez écouter plutot que lire? Voici une version en vidéo! (activez les sous titres au besoin)

 

J’ai commencé à plonger quand j’avais 10 ans avec Padi en France, donc j’étais un Open Water Junior et ai petit à petit gravi les échelons jusqu’à Rescue diver. Quand j’ai eu 18 ans, j’ai suivi une formation à Malte pour devenir Divemaster et le centre de plongée ou je travaillais était avec SSI donc j’ai changé pour SSI

 

Quelle est la différence entre Padi et SSI?

Les deux écoles fonctionnent globalement pareil le système de graduation de débutant à professionnel est très similaire. Les couts des niveaux sont très similaires (env. 200€ pour un Open Water, 150€ pour les spécialités), mais ils peuvent dépendre aussi du centre de plongée choisi pour la formation, du matériel loué etc.

 

(source : wikipedia)                                                  (source : padi.com)

 

La différence principale entre ces deux-là (et je pense que c’est la raison principale de pourquoi autant de centre de plongée sont en train de passer à SSI) est que si vous avez assez d’argent, vous pouvez devenir un divemaster en un mois avec Padi alors que avec SSI, vous avez cette considération du temps qui donne une approche différente.

 

Une autre des différences majeure être PADI et SSI est les carnets de plongée, je préfère ceux de Padi à ceux de SSI au niveau de la présentation

L’avantage des carnets SSI est qu’ils sont sur des pages amovibles et le dos est vierge, cela en fait une place idéale pour les tampons.
Dans le fond, un profil de plongée reste similaire à un autre donc si vous voulez avoir des pages Padi plutôt que SSI vous pouvez utiliser l’un plutôt que l’autre

 

SSI fait partie du groupe Mares donc en tant que plongeur professionnel vous pouvez avoir à vendre des mares plus que n’importe quel autre équipement ça dépends vraiment du centre de plongée cela dit mais c’est quelque chose que vous devez prendre en considération si vous souhaitez être un professionnel de la plongée. De la même manière, la FFESSM est affiliée à Aqualung.

Le principal avantage de Padi est sa notoriété, c’est toujours l’école de plongée la plus reconnue au monde. Si vous souhaitez plonger dans une région qui ne reconnait pas (ou peu) SSI, comme en France ce n’est pas forcément la meilleure option pour vous.

Si vous souhaitez planifier des vacances de plongée, ou bien juste connaitre le centre de plongée le plus proche, les sites internet SSI et PADI proposent des services de localisation:

https://www.divessi.com/en-IC/dealer-locator/

 

Ce que j’aime avec Padi et SSI c’est qu’il est possible passer des niveaux ou l’on souhaite dans le monde, par exemple j’ai eu mon Open Water à Chamrousse (France), mon advance partie 1 en Bretagne et partie 2 dans les caraïbes et j’ai eu mon divemaster avec SSI à Malte.

 

Et vous, quelle école de plongée avez-vous choisie et pourquoi ? Ais-je manqué des arguments ? Laissez nous savoir en commentaires !

 

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