Cela fait bientôt un an que leur chant règle notre quotidien, il était grand temps que nous vous les introduisions ! Voici Jessie, James et Sulfura, nos trois poulettes de compet’ !
Nael grandi avec les poules du voisin, et depuis que l’on a la maison, cela nous faisait bien envie d’en adopter. Il nous en fallait au moins deux, car ce sont des animaux sociaux, Nico a donc été chercher Jessie et James chez un éleveur local. Agées de 12 semaines elles ont mis un peu de temps à s’acclimater, mais nous on fait des jolis petits œufs assez vite tout compte fait.
Jessie et James dans la voiture quand Nico les a récupérées
Notre petite sulfura affublée de pates de Dino imprimées en 3D
Puis un jour, Nico propose d’aller visiter une ferme dans l’Ain, avec des lapins, des chevaux, des chèvre… et des poules. Au détour d’une écurie nous avons donc croisé Sulfura qui venait de s’évader de son enclos. C’est une poule de soie, elle a donc un corps plus petit et plus touffu que ses compatriotes, et est censée pondre moins.
Le mot clef ici est « Censée » ! Nous avons dès le début eu des œufs, et ce quasi tous les jours depuis sont arrivée.
Notre poulailler High tech ? nous l’avons pris chez Omlet après que Maliki nous aie convaincu que le plastique était mieux que le bois pour les poules. Il est très ergonomique, facile à nettoyer, les poulettes et les minettes l’adorent ! Nous avons opté pour un Eglu go Up pour optimiser l’espace au sol et être à la hauteur pour récupérer les œufs, avec sa porte automatique et la couverture molletonnée qui les ont bien protégés du froid et de la neige cet hiver.
Avec le confinement, la team rocket sors souvent dans le jardin que l’on a clôturé avec une bâche. Elles nous aident à dessoucher le fond du jardin pour installer la terrasse et font office de compost bis, en se délectant des croutes de fromage et des queues de champignon !
James est définitivement la meneuse des 3, c’est la première à sortir et celle qui récupère la nourriture le plus vite. Jessie est la plus curieuse, elle regarde très souvent ce que l’on fait, et c’est elle qui nous laisse savoir dès que l’on a des œufs frais. Sulfura est la plus intelligente, quand on veut la rentrer sans son accord, elle trouve toujours des recoins ou se cacher, et adore picorer la menthe sauvage qui pousse dans le jardin !
Le 4l trophy a toujours été un rêve pour Nicolas, cependant lorsque l’occasion de le faire c’est présentée, nous nous sommes vite rendu compte que cette aventure allait un peu a l’encontre de notre mode de vie. Pour y remédier, nous avons pris de défi de rendre ce 4L trophy le plus éco friendly possible.
Par ou commencer ?
1/ La neutralité CO2
Nous avons décider de le rendre l’aventure neutre en CO2, c’est-à-dire que nous avons comptabiliser nos émissions de CO2 tout au long du voyage et les compenser.
Comme vous pouvez sans doute vous en douter, les 7000km de voiture jouent un role important. En considérant que la 4L fait du 7L au 100, avec une émission de 2.71 kg de co2/L essence 98, on arrive à plus de 1300kg de Co2 émis.
Source : : guide information CO2 prestation de transport, ministère de l’écologie 2012
Une autre émission de carbone est le road book, est le guide de chaque équipage pour traverser chaque étape. Au format A5, il est composé d’une centaine de pages, et nous devons le rendre a la fin de l’aventure. Nous ne savons pas si celui-ci est recyclé par la suite et l’organisation ne nous a jamais répondu sur ce point, nous avons donc supposé que non.
Selon des bilans réalisés par l’ADEME en 2017, une ramette de papier émet 2,29kg de CO2 ce qui ramené à l’échelle du road book donne une émission de 115 g de CO2.
Source : Évaluation environnementale du recyclage en France selon la méthodologie de l’analyse de cycle de vie, ADEME, 2017
Vous ne le saviez probablement pas, mais envoyer un email émet du CO2. En effet, une fois envoyés, ceux-ci sont stockés sur des serveurs, qu’il faut refroidir, entretenir, entreposer etc. En comptabilisant les emails envoyés par l’organisation, nos échanges de mails avec les sponsors et notre famille, nous avons environ une centaine d’email. Ainsi une étude de l’ADEME a estimé qu’un email de 1Mo stocké pendant un an émettais 20g de CO2, mis bout à bout cela fait 2kg de CO2
Selon un rapport de Global e-Sustainability Initiative (GeSI), le visionnage d’une vidéo Youtube de 10 minutes émet 1g de CO2, nous avons réalisé 11 vidéos d’une moyenne de 10 minue avec -pour l’instant- une centaine de vues sur chaque. Il faut donc compter 1,1 kg émis pour les vidéos de notre périple
La dernière emission du périple viens des consommable. Par exemple l’eau n’est pas potable au maroc et l’équipe du 4L trophy nous donne 2 bouteille de 1.5L par matin, pour un total de 8 bouteilles. A cela il faut ajouter nos propres réserves d’eau enmenées depuis chez nous (18L !) et les éventuels emballages de plastiques de nos aliments. En estimant le poids d’une bouteille de 1.5L à 40g, nous avons consommé environ 500g de plastique. Selon un rapport de l’ademe, produire 1t de PVC consomme 1932g de CO2. Il faut donc compter 1 kg émis par les bouteilles d’eau. En suivant cette logique, nous approximons la totalité du CO2 émis par nos consommations à 3kg (on vous parle un peu plus bas de nos objets zéro déchets favoris pour limiter ces émissions)
Source : Bilans ademe sur les produits en caoutchouc
En bref, les emissions de CO2 sont majoritairement émises par la 4L, pour un total de 1400kg
Comment compenser ?
Nous avons choisis 2 organismes pour compenser nos émissions de CO2, par 2 bais différents.
Le premier est par la plantation d’arbre au Maroc via l’organisation Reforest’action. Il nous paraissait logique de compenser à l’endroit ou nous avons émis. Cette organisation permet de planter des arbres dans des endroits déforestés et crée des emplois. Pour la somme de 30€, nous avons plantés 10 arbres et compensé 2 tonnes de CO2
Le second moyen a été un don financier a la fondation Good Planet qui œuvre pour des le développement de projets autour du monde assurant l’accès aux énergies renouvelables. Pour 30€ nous avons compensé 1.36 tonnes de CO2
Soit un total de 5 tonnes de CO2 compensé !
Au dela de nos convictions personnelles, certains sponsors sont sensibles a ces questions environnementales, et l’inclusion de l’éco compensation dans notre dossier projet a fait une vraie différence lors de la recherche de fonds, alors pourquoi ne pas vous lancer ?
2/ Limiter les émissions
Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! Vous le savez peut être, le 4L trophy a un but humanitaire, l’organisation travaille avec l’association les enfants du déserts pour construire des écoles. C’est donc à nous, trophystes, que reviens la tache de transporter affaires scolaires et fournitures médicales pour ces régions reculées des plateaux de l’Atlas.
Afin de limiter nos émissions, nous avons décidé de donner des affaires de seconde main. Vos parents ont peut etre encore des affaires scolaires de votre enfance que vous n’utilisez plus, vos collègues ou amis ont sans doute des affaires de sport en bon état qui pourraient faire le bonheur des enfants ! Commencez par faire le tri dans vos placards, et il est fort possible que vous trouverez de quoi donner !
Je parlais plus haut du peu d’émission associés aux consommables, ceci a été possible grace a l’utilisation d’objets Zéro déchets dont je parle plus en détail dans cette vidéo.
Pour faire court, nous utilisons des items zéro déchets dans la vie de tous les jours, mais ceux-ci sont des must have pour le voyage :
Une bouteille d’eau réutilisable pour vous hydrater
Des chaufferettes réutilisables pour la nuit a Boulaajoul (oui, il faut froid !)
Si vous avez des articles à recommander, n’hésitez pas a nous le laisser savoir en commentaire !
3/ Et l’électricité alors?
Si vous aviez penser à propulser votre 4L à l’électricité et aux paneau solaire, il vous faudra attendre encore quelques années que les technologies s’améliorent! Non seulement le poids de la batterie risque de vous faire posser la 4L a chaque oued, mais la recharge risque d’être pleine de challenges! Il y a peu de bornes de recharges une fois le détroit de gibraltar passé, et les bivouacs ne permettent pas de se brancher pour la nuit (enfin c’était le cas en 2020 quand nous leur avons demandé)
Carte Chargemap recensant les station de charge -payantes ou gratuites- dans le monde, ici sur l’Espagne et le Maroc
Nous utilisions également notre petit chargeur solaire portatif (acheté a la base pour nos road trips aux US) mais nous nous sommes très vite rendu compte que le sable qui se déposait sur la surface nous donnait un rendement quasi nul. il était bien plus facile de charger notre gopro et les chaussettes chauffantes de Nael a l’allume cigare